Comparaison entre la licence VASP de Géorgie et le règlement MiCA de l'UE

Alors que l'Union européenne poursuit la mise en œuvre de la réglementation MiCA (Markets in Crypto-Assets), de nombreuses entreprises du secteur des cryptomonnaies évaluent leurs options. Si la MiCA promet une réglementation harmonisée dans tous les États membres de l'UE, elle impose également des obligations de conformité considérables. En revanche, la Géorgie propose une licence de prestataire de services d'actifs virtuels (VASP) s'inscrivant dans un cadre plus souple et plus économique.

Cet article compare le régime géorgien applicable aux prestataires de services d'actifs virtuels (VASP) et le règlement MiCA de l'UE sur plusieurs aspects clés, afin d'aider les entreprises à déterminer quelle juridiction correspond le mieux à leurs besoins stratégiques.

  1. Portée et complexité de la réglementation

  • Géorgie :
    La Géorgie a mis en place une procédure simple d'enregistrement des prestataires de services d'actifs virtuels (VASP). Elle n'impose pas de catégories distinctes pour les différentes activités liées aux cryptomonnaies. Une seule licence couvre généralement les services d'échange, la conservation de portefeuilles, les ICO et les prêts en cryptomonnaies.

  • MiCA (UE) :
    La directive MiCA classe les services en plusieurs catégories, chacune étant soumise à des exigences spécifiques en matière d'agrément. Elle prévoit des normes rigoureuses pour les jetons adossés à des actifs, les jetons de monnaie électronique et les prestataires de services liés aux cryptomonnaies. Les entreprises peuvent être amenées à obtenir plusieurs agréments en fonction de leurs activités.

  1. Conditions d'octroi de licence

  • Géorgie :
    La création d'une société et l'obtention d'une licence peuvent être finalisées en 3 à 4 mois. Aucun capital social n'est requis. Les éléments requis sont les suivants :
    • Entité locale
    • Bureau physique en Géorgie
    • Responsable de la conformité désigné
    • Politiques en matière de lutte contre le blanchiment d'argent (AML) et de connaissance du client (KYC) conformes aux normes du GAFI

  • MiCA (UE) :
    La MiCA instaure des normes opérationnelles et de gouvernance strictes, notamment :
    • Exigences en matière de fonds propres (jusqu'à 150 000 euros pour les prestataires de services liés aux crypto-actifs)
    • Assurance responsabilité civile pour les gardiens
    • Règles strictes en matière de divulgation, de livres blancs et de marketing
    • Conformité aux directives de l'UE en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

  1. Obligations en matière de conformité

  • Géorgie :
    La conformité est conforme aux lignes directrices du GAFI, mais la réglementation est appliquée avec plus de souplesse. Des exigences s'appliquent en matière de contrôles internes, de surveillance des transactions et de déclaration, mais il n'y a ni audits obligatoires ni systèmes de surveillance en temps réel.

  • MiCA (UE) :
    La MiCA s'accompagne de la version révisée du règlement de l'UE sur les virements de fonds (TFR), qui impose l'application de la « Travel Rule » aux transactions en cryptomonnaies. Cela comprend :
    • Échange en temps réel des informations relatives à l'expéditeur et au bénéficiaire
    • Mécanismes de tenue des registres et de vérification
    • Mesures de vigilance renforcées pour les opérations transfrontalières

  1. Fiscalité et coûts

  • Géorgie :
    • Impôt sur les sociétés : 15%, applicable uniquement aux bénéfices distribués
    • TVA : 0% pour les services financiers et les services liés aux cryptomonnaies
    • L'enregistrement facultatif dans les zones franches industrielles (FIZ) donne droit à un taux d'imposition sur les bénéfices de 0,1 %
    • Les frais de licence et d'installation sont modiques (entre 35 000 et 40 000 dollars US, tout compris)

  • MiCA (UE) :
    • Les taux d'imposition varient d'un État membre de l'UE à l'autre
    • Augmentation des coûts liés à la conformité et aux questions juridiques
    • Frais courants liés à l'audit, aux assurances et aux obligations d'information légales

  1. Délai de mise sur le marché

  • Géorgie :
    • Mise en place accélérée en 3 à 4 mois
    • Il n'est pas nécessaire de recourir à un système de passeport européen ni à des autorisations délivrées par plusieurs États

  • MiCA (UE) :

    • La mise en œuvre complète est prévue pour la fin de l'année 2024-2025
    • Selon l'État membre, la mise en place peut prendre entre 6 et 12 mois, voire plus

  1. Considérations stratégiques

  • La Géorgie est idéale pour :
    Les start-ups, les petites et moyennes entreprises du secteur des cryptomonnaies, ainsi que les multinationales à la recherche d'une solution d'entrée de gamme flexible et économique, tout en respectant les exigences de conformité de base.

  • MiCA convient pour :
    Les acteurs institutionnels, les sociétés financières établies dans l'Union européenne et celles qui envisagent d'exercer leurs activités à grande échelle au sein du marché intérieur de l'Union européenne dans le cadre d'une réglementation harmonisée.

Conclusion

La Géorgie et l'UE représentent les deux extrêmes du spectre réglementaire. Si la MiCA est porteuse de crédibilité et d'harmonisation, elle s'accompagne toutefois de barrières à l'entrée élevées et d'obligations permanentes complexes. La Géorgie, en revanche, offre une option plus favorable aux entreprises, moins coûteuse et assortie d'exigences plus simples.

Pour de nombreuses entreprises du secteur des cryptomonnaies, en particulier celles situées hors de l'UE ou en phase de démarrage, la licence VASP géorgienne reste une alternative pratique et stratégique au MiCA.

Gemini_Generated_Image_ksrzflksrzflksrz
ChatGPT Image May 2, 2026, 12_18_27 PM
Gemini_Generated_Image_9ij459ij459ij459
Gemini_Generated_Image_z4mxksz4mxksz4mx
ChatGPT Image Mar 31, 2026, 05_23_45 PM

Partager sur les médias sociaux

X
LinkedIn